María Lorena de Graci, professeur d’histoire à l’Université de Buenos Aires recherche ses racines à Mauléon ; quand elle m’a contactée son travail était déjà bien avancé.
Le 23 novembre 1998, à Mauléon, deux ouvriers sandaliers, Iginio de Gracia et Catherine Elichagaray décident d’unir leurs destinées ;
L’époux Iginio de Gracia, 25 ans, sandalier, né le 16 janvier 1873 à Ipiès en Aragon en Espagne, de père et mère inconnus ;
L’épouse Catherine Elichagaray 26 ans, sandalière, née le 18 mai 1872 à Sauguis-Saint-Etienne, de père inconnu et de Françoise Elichagaray.
*Ipiès est une petite bourgade de quelques maisons, située près de Sabiñánigo.
*A cette époque, Mauléon, petite ville de Soule en Pays Basque français, est la « capitale de la sandale » de nombreuses usines fonctionnent mais en plus beaucoup de travail se fait dans les maisons des alentours le soir à la veillée.
Quand la main d’œuvre française manque pour les manufactures de sandales, on fait appel à de jeunes espagnols, surtout des filles, elles arrivaient chaque automne et repartaient chez elles en mai si bien qu’on les a nommées les hirondelles ; petites silhouettes vêtues de noir, coiffées d’un foulard blanc. Venaient aussi de jeunes garçons comme Iginio de Gracia.
Continuer la lecture








